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Insee point conjoncturel printemps 2011 : Une reprise qui reste moderee

Insee Point conjoncturel : printemps 2011
Une reprise qui reste moderee

 

Sommaire

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Introduction

L’activité a ralenti au cours du quatrième trimestre 2010 dans les économies avancées (Japon, Royaume-Uni et zone euro) à l’exception des Etats-Unis grâce au dynamisme de la demande intérieure. En particulier, les mauvaises conditions climatiques en Europe ont affecté l’économie, freinant l’activité dans la construction. Dans le même temps, le recul des importations américaines a pénalisé les échanges internationaux.

La consommation des ménages a été dynamique en France en fin d’année : au quatrième trimestre 2010, le Produit Intérieur Brut a ainsi augmenté de 0,4 %. Le PIB a progressé de 1,5 % en 2010, après la baisse la plus importante depuis l’après-guerre en 2009 (- 2,5 %).

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Un rebond d’activité au premier trimestre 2011

Depuis le début 2011, le climat des affaires s’améliore dans l’ensemble des économies avancées. Malgré l‘accélération de l’inflation, le séisme au Japon et les tensions politiques en Afrique du Nord et au Proche-Orient, l’activité résisterait dans les pays avancés d’ici mi-2011.

En zone euro, après un rebond au premier trimestre, l’activité retrouverait la tendance observée depuis la sortie de récession. L’activité serait soutenue par les exportations et l’investissement en biens d’équipements. La consommation des ménages progresserait peu. Les mesures de consolidation budgétaire et la hausse des prix des matières premières affaibliraient le pouvoir d’achat des ménages.

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Les perspectives d’activité restent favorables en France

En France, le climat conjoncturel continue de s’améliorer au premier trimestre 2011. Le produit intérieur brut progresserait de 0,6 % au premier trimestre, puis de 0,4 % au deuxième. La demande étrangère adressée à la France accélérerait ; les exportations continueraient de soutenir la croissance. L’investissement des entreprises progresserait au premier semestre 2011, grâce à des perspectives d’activités favorables et à une utilisation accrue des capacités de production. La consommation des ménages resterait dynamique au premier trimestre 2011, soutenue par les « effets de traîne » de la prime à la casse des véhicules de plus de 10 ans. Mais elle s’essoufflerait ensuite.

Le marché du travail continuerait à s’améliorer progressivement. Le dynamisme de l’emploi se renforcerait : + 78 000 emplois dans les secteurs marchands non agricoles au premier semestre 2011, après + 60 000 au second semestre 2010. Le taux de chômage serait quasiment stable : il atteindrait 9,1 % en France métropolitaine à la mi-2011 contre 9,2 % au quatrième trimestre 2010.

L’inflation progresserait au premier semestre 2011. La hausse des prix des matières premières serait progressivement répercutée sur les prix à la consommation. Dans un contexte de chômage élevé, la progression du pouvoir d’achat des ménages se modérerait, affectant la consommation des ménages.

 

Tableau 1 – Principaux indicateurs nationaux

 

Tableau 2 – Principaux indicateurs régionaux

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L’emploi francilien progresse légèrement

En Ile-de-France, la situation sur le marché du travail s’est légèrement améliorée fin 2010. L’emploi salarié a progressé de 0,2 % au cours du quatrième trimestre dans les secteurs marchands. Sur un an, il augmente de 0,4 %, soit + 14 600 emplois. Cette hausse concerne l’ensemble des secteurs d’activité, à l’exception de l’industrie où l’emploi continue de diminuer (- 2,1 %, – 10 300 emplois). Cette reprise continue d’être soutenue par l’emploi intérimaire, mais de façon plus modérée en Ile-de-France que dans les autres régions. La hausse de l’emploi est particulièrement importante dans les secteurs de l’information et de la communication (+ 2,9 %, 10 600 emplois) et de l’hôtellerie-restauration (+ 2,4 %, 6 300 emplois).

Au cours des derniers trimestres, la hausse de l’emploi salarié dans la région a cependant été un peu moins favorable qu’en province. Mais le recul de l’emploi depuis le premier trimestre 2008 demeure moins prononcé que dans le reste du pays (- 2 % contre – 2,6 %).

 

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Stabilisation du chômage

Le taux de chômage est resté stable en fin d’année 2010. Avec 8,2 % au quatrième trimestre 2010, il demeure l’un des plus bas en France, un point en dessous de la moyenne nationale. Sur un an, il recule de 0,2 point, à un rythme semblable à celui de la France métropolitaine. Cette légère baisse concerne tous les départements franciliens.

Toutefois, le nombre de demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi continue d’être très élevé. Fin mars 2011, 722 140 demandeurs inscrits sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi en Ile-de-France. Parmi eux, 512 800 n’ont pas travaillé durant le mois précédent. Les demandeurs inscrits depuis un an ou plus progressent fortement (+ 11,7 %). En revanche, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans est en recul (- 4,5 % sur un an).

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Les auto-entreprises marquent le pas

Les créations d’entreprises demeurent élevées au premier trimestre 2011, mais sont désormais en baisse (- 14,5 % par rapport au premier trimestre 2010).

Les créations d’entreprises hors statut d’auto-entrepreneurs sont relativement stables. En revanche, les créations d’auto-entreprises s’essoufflent au premier trimestre 2011 (- 1,2 % par rapport au trimestre précédent et – 25,5 % par rapport au premier trimestre 2010). Au niveau national, la même tendance est observée.

A la fin du troisième trimestre 2010, les défaillances d’entreprises jugées au cours des douze derniers mois sont en forte baisse par rapport aux douze mois précédents en Ile-de-France (- 10,9 %). En France métropolitaine, le nombre d’entreprises défaillantes jugées baisse également (- 5,2 %), mais de manière plus modérée.

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Les ventes de logements neufs ne progressent plus

Après plusieurs trimestres d’amélioration, le marché du logement neuf se stabilise au quatrième trimestre 2010. Près de 5 100 logements neufs ont été vendus en Ile-de-France, soit une légère diminution par rapport à l’an passé (- 3 %). En Ile-de-France, au cours du quatrième trimestre 2010, les prix des logements anciens continuent de grimper (+ 3,3 %). Sur un an, les prix franciliens progressent très nettement (+ 12,1 % contre + 9,5 % en France métropolitaine). Fin 2010, en Ile-de-France, les stocks de logements proposés à la vente demeurent bas, même s’ils semblent se redresser légèrement début 2011 selon les promoteurs immobiliers.

L’activité de construction de logements neufs est encore bien orientée. Fin mars 2011, le nombre de logements autorisés à être construits en Ile-de-France au cours des 12 derniers mois augmente de 8,9 % par rapport aux douze mois précédents. Il progresse de 16,4 % dans l’hexagone.

Dans le bâtiment non résidentiel, l’activité de construction neuve demeure en retrait. La surface de locaux mis en chantier a reculé au cours des douze derniers mois (- 12,5 %), à un rythme légèrement supérieur au niveau national (- 9,8 %).

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La fréquentation hôtelière continue d’augmenter

Depuis mai 2010, la fréquentation hôtelière s’améliore fortement en Ile-de-France sans toutefois atteindre les hauts niveaux de 2007 et de début 2008. Le taux d’occupation s’établit à 73,2 % sur un an, en hausse de 3,7 points par rapport à l’année précédente. Les touristes français sont venus nombreux. Leur nombre de nuitées progresse de 8,5 % en un an. La plupart des nationalités étrangères sont également de retour dans la région capitale fin 2010.

En janvier et février 2011, la reprise de l’activité hôtelière se poursuit, par rapport au même mois de l’année précédente, l’augmentation du taux d’occupation est respectivement de 2,3 points et 0,9 point.

 

source : INSEE.FR 2 mai 2011